mercredi 23 août 2017

[ELLEO] Contexte historique

Entre la Louve et l'Olympe sortira dans quelques semaines. En attendant, petit point sur le contexte historique d'un roman qui emprunte autant à l'Histoire qu'à la Fantasy.


A quelle époque se situe le roman ?

Il prend place pendant l'Antiquité, au moment où Rome est une République, soixante ans à peu près avant qu'Auguste ne prenne le titre d'Empereur. Entre la Louve et l'Olympe commence en 88 avant Jésus-Christ. Cette période est assez riche pour la République, voilà quelques indications sommaires de chronologie (les dates sont toutes exprimées avant Jésus-Christ) :
133 : tribunat de Ti. Sompronius Gracchus, assassiné pour avoir fait voté une loi agraire favorable aux citoyens pauvres de Rome.
123-122 : tribunat de C. Sempronius Gracchus, qui entend réduire le pouvoir du Sénat et fait voter des lois en faveur de la plèbe. Il est assassiné en 121.
119 : tribunat de Caius Marius.
113-105 : Invasion du nord par les Cimbres et les Teutons. Défaite des Romains contre ces deux peuples lors de la bataille d'Orange en 105.
112-105 : Guerre de Jugurtha en Afrique. En 105, Sylla, alors questeur et légat de Marius, se fait livrer Jugurtha par son ancien allé, Bocchus. Si Marius reçoit les honneurs, le Sénat n'est pas dupe et reconnait la valeur de l'aristocrate. Entre les deux hommes nait une haine farouche.
107 : Premier consulat de Caius Marius, qui professionnalise le recrutement des légions romaines.
104-100 : Caius Marius consul chaque année.
102-101 : Victoires de Marius sur les Teutons à Aix en 102, sur les Cimbres avec Q. Lutatius Catulus et Sylla à Verceil en 101.
91-88 : Guerre Sociale. Sylla y gagne le titre de général et remporte de nombreux succès.
89-88 : Début de la première guerre de Mithridate. Insurrection en province d'Asie contre la domination romaine en 88. Sylla est pour la première fois consul.

On le voit donc, le roman commence à un moment charnière, alors que des troubles surviennent après presque dix ans de paix relative. Caius Marius et Lucius Cornelius Sylla s'opposent, notamment sur la question cruciale de l'identité du général qui va devoir aller combattre Mithridate VI Eupator, roi du Pont, instigateur  d'un massacre des Italiens installés en Grèce et dans sa zone géographique (potentiellement jusqu'à 80 000 morts).

Où se déroule le roman ?

Principalement en Italie. D'abord à Rome, dont j'ai déjà longuement parlé, mais également à Capoue,  ou Préneste. Une partie de l'intrigue se déroule également en Grèce, à Dyrrachium, Athènes ou Thèbes.
Pour s'y retrouver, il existe un lien indispensable : cette carte de l'Empire Romain.

Pourquoi cette époque ?

D'abord, c'est le début de ce qui peut être appelé, sommairement, l'ère des imperatores, ces généraux qui vont devenir de plus en plus puissants dans la politique romaine, au point de saper les fondements de la République et de conduire au principat d'Auguste, que l'on connait sous le nom de l'Empire Romain.
Ensuite, car c'est une période historique qui m'inspire beaucoup. Les enjeux politiques, militaires et de pouvoir sont sources de tout ce que j'aime lire en Fantasy. Je l'ai fréquemment balayé pendant mes études en Histoire, et j'ai déjà écrit sur cette période dans une nouvelle, intitulée Favori des dieux.

Est-ce un roman historique ou de Fantasy ?

Les deux, mon capitaine. J'essaie de garder une base historique, dans le contexte, les idées, le déroulement d'une partie de la grande histoire. Mais je le conçois aussi comme un univers de Fantasy propre, où une forme de magie existe - autour du religieux principalement - et qui finit par "dévier" de l'histoire telle que nous la connaissons.
Aussi, les erreurs historiques, les méprises, les raccourcis sont totalement de mon fait et devront être pris comme tel. Je ne prétend pas raconter l'Histoire dans sa globalité, seulement donner une crédibilité à mon récit en l'inscrivant dans un contexte que je maîtrise.

mardi 1 août 2017

Les vacances, l'occasion de planifier : un bilan mi-2017

Alors que les vacances m'ont plus ou moins tenu à l'écart du clavier ces derniers jours, l'occasion se présente de travailler un peu, de s'organiser, de planifier...

You know what I am? I'm a dog chasing cars. I wouldn't know what to do with one if I caught it! I just do things. The mob has plans. The cops have plans. Gordon's got plans. Y'know they're schemers. Schemers trying to control their little worlds. I try to show the schemers how pathetic their attempts to control things really are.

Il faut donc que j'évite de le croiser dans la rue.... 😋

Côté calendrier, voilà vers quoi on s'oriente :
- Entre la Louve et l'Olympe devrait débarquer à la rentrée, nous sommes sur les ultimes corrections. D'ici très peu de temps (j'ai hâte !), on va pouvoir vous parler de la couverture et des illustrations, signées du talentueux Didier Normand. Du contenu annexe devrait également s'ajouter, sous forme de nouvelles liées à l'univers.
- Je vise une auto-publication de Code Rouge vers novembre-décembre. Le travail de relecture (développement) est en cours. En attendant, le feuilleton continue sa vie sur Wattpad, où je l'ai inscrit aux Wattys, un "concours" à l'échelle francophone, où un jury va élire de bons textes dans chaque catégorie (SF, Romance etc..).

J'ai aussi des objectifs pour ces prochains mois :
- Deux nouvelles rédigées sont en cours de bêta lecture, une pour l'AT Pacte et Administration, l'autre pour Europunk. Leur sort dépendra du verdict, je souhaite soumettre au moins encore une fois d'ici la fin de l'année, donc au minimum l'un des deux textes cités. A noter que je n'ai pas encore reçu de réponses pour les deux textes encore en soumission
- Je débute un nouveau texte, une Fantasy pirate qui reprend à son compte l'imagerie liée au mouvement Sokol. Rien de nationaliste là derrière, mais j'ai pour objectif de montrer la construction d'un mouvement, dans un contexte de Fantasy, lié à la piraterie. Les 50 000 signes sont dépassés, ce qui, en 2 mois, n'est pas si mal pour un producteur lent comme moi.
-  J'essaie de préparer une nouvelle série SF à poster sur Wattpad en 2018, j'y reviendrai si ça se concrétise.
J'espère donc soumettre encore au moins une nouvelle et boucler l'un des deux longs projets, avant la fin de l'année. 

Cette modeste ambition est liée à un changement dans ma manière d'aborder l'écriture dernièrement. Je me suis mis à une méthode simple : écrire au moins une phrase par jour, un concept inspiré par cet article de Lionel Davoust. C'est ce que je compte appliquer pour tout le projet Fantasy pirate, car je sais que je suis lent de nature pour produire, je procrastine aussi beaucoup, cet objectif simple n'a rien d'une contrainte. Du coup, j'ai réussi à produire plus que d'habitude quand je pouvais réellement me poser devant le clavier et prendre une heure ou deux pour rédiger. La technique fonctionne donc sur moi. 
Dérive corollaire : mon côté "j'écris le récit dans le désordre" prend de l'ampleur sous cette forme de production, un effet secondaire qui pourrait devenir handicapant. A méditer.

Pour le reste, j'envisage de créer sous quelques jours une page Facebook liée à ce blog, histoire de faire un relai de plus sur les projets à venir. Son intégration dans la page devrait avoir lieu sous peu. N'oubliez pas que vous pouvez suivre également mes articles sur eMaginarock, voilà les liens vers les dernières productions en date :


- Pirates des Caraïbes 5 : la vengeance de Salazar (Deux articles : le film de Joachim Ronning et Espen Sandberg, la BO/OST de Geoff Zanelli

jeudi 6 juillet 2017

Lectures SFFF françaises #7

Fonction des lectures du moment, ce billet à publication irrégulière a pour but de synthétiser ce que j'ai aimé dans mes lectures SFFF française. Pour rappel, le précédent billet est par là.





Bifrost 86 : Spécial Richard Matheson (Le Belial)
Nouveau Bifrost, nouveau dossier consistant sur l'auteur de Je suis une Légende, avec une biographie, deux interviews, des retours sur le lien avec le cinéma (les adaptations de son roman phare notamment) et autres guides de lecture très complets. Une redécouverte très réussie pour un dossier tout-terrain et ambirieux. 
Toutefois, la partie nouvelle de ce numéro m'a un peu désorientée : celle consacrée à Matheson (Journal d'un monstre) fait quatre pages et donne envie d'en lire plus ; l'autre texte est une longue (et excellente) novella de Laurent Genefort dans son univers d'Omale dont on se demande ce qu'elle fait là, associée précisément à ce dossier. Le tout parait déséquilibré, même si la qualité du contenu est au rendez-vous.

Étoiles Mourantes de Jean-Claude Dunyach et Ayerdhal (Mnémos)
Dans un univers où l'humanité s'est séparée en plusieurs rameaux, autant de sous-entités dans l'espèce mère, les animaux-villes, de gigantesques cités volantes et vivantes, provoquent une réunion de tout ce beau monde en orbite d'une étoile mourante. Derrière ce pitch terriblement SF se trouve un roman (trop) ardu à lire où certains concepts échappent à mon petit entendement. C'est de la hard science et je ne suis toujours pas client de ce genre. 
Mais l'ambition du récit, des personnages féminins très réussis et une variété bienvenue entre les différents points de vue, bien croqués, empêchent de véritablement s'ennuyer. C'est original en tout cas, passionnant parfois, mais trop difficile à cerner pour moi. Dommage.

Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro (ActuSF)
Portrait de la reine des Icènes, Boudicca aborde une période où l'Empire Romain est déjà bien implanté, un empire qui continue son expansion. Ce qui intéresse principalement  Jean-Laurent Del Socorro, c'est la femme derrière le nom. Cet optique est vraiment réussi dans le roman car il réussit à nous faire entrer dans sa vie dans se placer, à l'instar des sources, dans le seul optique de la révolte contre les romains.
C'est un portrait plus surprenant dans l'intime que dans la castagne, qui esquisse avec talent les problématiques auxquelles sont confrontés Boudicca, son caractère, ses failles. J'ai toutefois trouvé le roman un peu court pour sentir le souffle de l'histoire. Je trouve également surprenant son rattachement à la Fantasy, alors que globalement elle est quasi-absente de l'ouvrage. Les ellipses m'ont parfois frustré. C'est toutefois une découverte agréable !